17 décembre 2007
Le Lundi au Soleil...

Embrassons nous virtuellement
Mes pensées m’emportent tout près de toi
Tu es au travail
Parmi ces milliers de gens
C'est une journée idéale
Pour marcher dans la forêt
On trouverait plus normal
D'aller se coucher
Seuls dans cette forêt
Le lundi au soleil
C'est une chose qu'on n'aura jamais
Chaque fois c'est pareil
C'est quand on est derrière les carreaux
Quand on travaille que le ciel est beau
Qu'il doit faire beau dans le bois
Le lundi au soleil
On pourrait le passer à s'aimer
Le lundi au soleil
On serait mieux dans l'odeur des foins
On aimerait mieux les draps du lit
Ou simplement ne rien faire
Le lundi au soleil
Toi, tu es à l'autre bout
De la France
Là-bas, comme chaque jour
Moi, dans mon bureau, seule
Je te vois sur mon écran
Tu me souris
Le soleil se cache
C'est bientôt la nuit
Le lundi au soleil
C'est une chose qu'on n'aura jamais
Chaque fois c'est pareil
C'est quand on est derrière les carreaux
Quand on travaille que le ciel est beau
Qu'il doit faire beau sur les routes
Le lundi au soleil
On pourrait le passer à s'aimer
Déjeuner au soleil
On serait mieux dans cette crêperie
On serait mieux dans ce lit
Ou simplement ne rien faire
Le lundi au soleil...
03 décembre 2007
Ton affection...
C'est vrai cet après midi, sur MSN, tu m'as surpris...
Nous allions nous quitter et là, simplement avec une voix pleine de tendresse et d'affection, tu m'as donné rendez-vous, Demain...Oh non!!! pas un rendez-vous banal... "Nous retrouver via le téléphone pour que je te fasse jouir alors que nous serons séparés par 350km".
Le plus important pour moi c'est ta voix qui exhalait, à cet instant, une dose incroyable d'affection, de tendresse...J'ai ressenti une force énorme m'attirer vers toi.
Et bien sûr, je t'ai imaginée, chez toi, sur ton lit, nue et offerte...
mais ça c'est une autre histoire...
01 décembre 2007
Mes Fantasmes...
L'un de mes fantasmes : Soumise, t'offrir aux regards dans un jardin public ou les allées d'un bois fréquentés par des promeneurs...Dans une piscine...Sur le siège passager en doublant des poids lourds...
Notre Union, Ma Marque...
Depuis que je t'ai rencontrée, il y a une envie qui me trotte dans la tête...
J'aimerais que tu portes une marque de moi...
Le tatouage serait trop voyant...
Un jour, tu t'es aperçue que je t'avais fait un suçon près du sein et je suis resté avec cette image...
Très troublé, ému même que tu portes ainsi une marque de moi...
Et depuis je rêve...
" Ma bouche entre tes cuisses, sur ton sexe et ton clitoris et je laisse une marque à l'intérieur de ta cuisse..."
Tu sauras d'où vient cette trace, tu pourras la voir petit à petit disparaître...
Cette envie de possession...
Il ne verra pas ce suçon, il ne saura pas...Un secret comme au temps du collège...
Une autre idée me vient à l'esprit, les Amants qui mélangent leur sang par une petite coupure...
30 novembre 2007
Envie tueuse...
Un endroit où l'on danse...
Il s'approche doucement, essaie de suivre mes pas, de danser à mon rythme. Son corps se moule au mien, nos pas sont uniformes. Sa cuisse entre les miennes, je me frotte à lui. Sa main glisse sur mon dos, elle arrive à mes fesses, les serrent fort. Je sens un frisson parcourir mon dos. Son autre main retrace mes courbes. Je sens son souffle, son cœur qui bat, j'ai envie de lui. Nos corps sont bercés par la musique, nos esprits liés, nos envies partagées, nos mains découvrent…je n'en peux plus je le veux, je veux le sentir en moi, je veux qu'il me baise, je veux le sentir bien au fond. Je le tire hors de la piste. Il sait déjà ce que je veux…sans un mot, on va aux toilettes…Porte fermée, il me soulève, me pose en équilibre sur le lavabo. Ma jupe s'envole sans même qu'on la touche. Il baisse son pantalon, me pénètre jusqu'à l'âme. Il m'explose, me défonce…Il est gros, il me fait presque mal, mais j'aime… L'essentiel est d'assouvir ce besoin pressent, cette envie tueuse…
C'est fini.
Je descend, remet ma jupe en place, me remaquille…il me regarde, me sourit « tu es chaude...! », j'ouvre la porte, on se dit au revoir…je bois encore un verre avant de rentrer...
26 novembre 2007
Oui, je te veux Soumise...
J'ai lu ces mots sur le blog de Vilaine Fille...J'aimerais que tu t'imprègnes de la description de ces instants...Chaque situation est très personnelle, j'en conviens...
Là, il y a tout.
C’est la première fois.
Les premières larmes.
Le premier vrai cri.
Il y avait de longs mois pourtant,
qu’il avait été taillé pour moi dans ce bosquet,
derrière la maison.
Je pensais que vous l’aviez oublié.
Encore une fois je me trompais.
Il est là, dans votre main.
Je suis immobile, entravée, le dos vers vous.
Deux minutes plus tôt je souriais encore, presque impatiente.
Sûre de moi, et de la douceur de votre main.
Alanguie, comme lovée dans votre toile en fil de soie.
Il y a d’abord ce sifflement qui lacère le silence.
Puis cette lente caresse froide, sur ma peau.
Ce n’est pas votre main. Ce n’est pas du cuir.
Je cherche d’instinct à replier mon corps.
La chaîne cliquette, les cordes se tendent.
Votre fil de soie révèle sa force. Il ne cède pas.
Et puis je le vois. Tout contre ma joue, que vous effleurez.
Juste devant mon regard affolé.
Votre murmure me glace. Ce sont mes propres mots dans votre bouche.
Un simple rappel.
Un si petit mensonge pourtant. Une erreur, un faux-pas.
Je ferme les yeux. Je baisse la tête.
J’acquiesce dans un souffle à votre question.
Je comprends.
Votre caresse suivante me fait trembler.
Comme si vous lisiez du bout de votre doigt le consentement
de mon corps.
L’épanchement d’une joie secrète.
Nous sommes d’accord.
Vous reculez d’un pas.
Et levez votre bras.
Sa femme aime les femmes...
C'est étrange comme le destin peut vous jouer des tours, s'amuser à chambouler votre vie de façon si cruelle. Tout me souriait, une vie heureuse et sereine, un boulot passionnant, une femme adorable, deux enfants mignons comme tout, et en si peu de temps tout vient de s'écrouler. Assister à ma propre chute sans me battre me semble logique, un juste châtiment, le prix à payer pour des années d'égoïsme, de course à la promotion, et tout cela aux dépens de ma vie familiale. .. Anéanti, je me traîne pitoyablement comme une âme en peine, abandonnant toute dignité. Qui s'en préoccupe maintenant ? C'est avant que j'aurais dû réagir, m'inquiéter ou sentir venir le danger, et tout faire pour que cela n'arrive jamais. Aujourd'hui, il est trop tard, j'ai tout perdu. De la culpabilité, de l'amertume, du désespoir, c'est un mélange perfide de tout ça qui me laisse sans force. Quel nom donner à ce trou béant qui vient de s'emparer de tout mon être ? Je ne sais pas, mais j'en connais par contre le résultat final, une horrible vérité que je ne suis toujours pas prêt à affronter. Je traverse le salon d'un pas chancelant, sur des jambes lourdes, comme si elles appartenaient à quelqu'un d'autre. J'ai la désagréable impression d'être une marionnette manipulée par une volonté pleine de bonnes intentions, mais manquant réellement d'expérience dans son art. Je me fais violence pour sortir de cet état végétatif dans lequel je sombre lamentablement, fonçant sur ma télévision d'une démarche un peu plus assurée. Ma décision est prise. Je dois connaître la vérité, même si le mal est déjà fait. Le seul moyen d'en être sûr est de visionner ce foutu CD. Là, j'en aurai enfin le cœur net, le triste dénouement d'une sombre histoire. Tant de folies qui me paraissent incompréhensibles, qui ont pris ici des proportions démesurées. C'est ce matin de fin d'été que tout s'achève, et l'appréhension de ce que je vais voir me fait encore hésiter. La vérité me flanque la frousse, je ne peux le nier, mais j'éprouve la sensation encore plus forte et plus insidieuse de satisfaire une curiosité presque malsaine.
« Ne regarde pas, fous le camp d'ici ! »
Mais au lieu d'écouter cette voix, voilà que je me penche sur le lecteur DVD, j'appuie sur lecture. Je m'installe nerveusement sur mon canapé, gardant d'abord les yeux fixés sur la table basse, là où sont posés un verre et une bouteille de Cognac. Un petit remontant dont je vais bien avoir besoin… J'évite le papier qui traîne à côté, avec ce message qui vient de me frapper en plein figure, que je viens de lire il y'a deux minutes: " Ta femme m'appartient, elle est à moi maintenant, et en voici la preuve. Signé : Laure." Pour l'instant, je ne peux me résoudre à regarder l'écran. Je ferme les yeux, retiens mon souffle, rouvre les yeux en levant la tête. Je laisse échapper l'air de mes poumons, avec le sentiment de fondre sur place en affrontant les premières images. Je distingue un enchevêtrement de corps nus, de membres entrelacés, de seins et de pubis qui apparaissent dans un flou qui n'a rien d'artistique, et pendant un long moment il m'est impossible de reconnaître qui que ce soit. L'image se perd d'un coup vers le plafond, puis redescend le long de pierres dures et lisses, faiblement éclairées par quelques bougies qui brûlent dans des niches creusées dans la paroi. Les murs sont à peine décorés de tissus perlés et de rares sculptures en cire, un décor gothique assez effrayant, renforcé par l'architecture imposante, écrasante même. Mais le décor me semble vite anodin lorsque l'image descend se fixe et s'arrête sur un immense lit et n'y bouge plus. Un zoom plus précis se fixe sur les femmes qui s'y ébattent dans une mélodie de soupirs. La chevelure blonde de Laure étincelle un instant dans ce mélange de chairs impudiques, mais pas son visage qui reste enfoncé dans la fourche de cuisses féminines. En voilà une qui passe du bon temps, mais sa présence n'a rien de surprenant, je m'y attendais. Le décor est maintenant planté. On est là en pleine soirée lesbienne, dans un pseudo temple dédié aux plaisirs de la chair, pour de longues nuits de débauche où les femmes se livrent à toutes sortes de perversions, parodiant quelques cérémonies antiques et obscènes, au cours d'orgies interminables. Mon cœur se serre d'angoisse lorsque l'image plonge soudainement au cœur même de l'action, où ces peaux luisantes qui s'emmêlent me font penser à l'étreinte sinueuse des serpents, un fouillis à la fois immonde et voluptueux. Imaginer Mélanie me procure une excitation si vive et si inadmissible que je la chasse aussitôt. Honteux, je m'accroche à l'espoir de ne pas la trouver, mais je n'y crois pas trop. A quoi bon alors ce message et ce CD qui l'accompagnait. L'attente me devient insupportable, et je ne peux m'empêcher pendant ce temps de laisser dériver mon esprit en arrière. Au début, il n'y a que les ténèbres, puis la confusion, avec l'impression de vivre simultanément dans le passé et le présent. Quelques détails se gravent enfin avec une précision redoutable, revenant souvent à cette fois où on a croisé Laure dans le couloir de l'immeuble, alors qu'elle venait d'emménager. Elle nous a fait un effet immédiat, et apparemment beaucoup plus à Mélanie, ma femme, ce que jamais je n'aurais imaginé. Laure est une femme qui impressionne, qui en jette. Grande, sportive, elle a cette énergie et cette décontraction de celles qui sont bien dans leur tête et bien dans leur peau, et à l'aise en toutes circonstances. Même vêtue d'un survêtement, son habit préféré, elle dégage une sensualité débordante, avec un naturel désarmant. Son beau visage ajoute encore du charme, elle n'a rien à jeter : yeux en amande, grande bouche pulpeuse, nez aquilin, fossettes expressives qui accentuent son côté espiègle et rieur. Son look rebelle ajoute encore du piquant : cheveux d'un blond agressif, piercing au sourcil droit, tatouage d'un ange sur l'épaule gauche, elle affiche ainsi un tempérament de femme libre et anticonformiste. Bref, tout le contraire de ma femme, qui est plutôt classique, un peu BCBG, timide et discrète en toutes circonstances, et qui ne fera jamais rien pour se démarquer. Et, contre toute attente, malgré leurs différences, le courant est très bien passé, un peu trop même… Et moi, stupide et aveugle, je n'ai rien vu, trop préoccupé par ce poste de responsable que je souhaitais absolument obtenir, travaillant sans relâche, délaissant complètement ma vie familiale. Certes, ma vie amoureuse n'était déjà pas au beau fixe, nous étions enlisé dans le triste refrain boulot dodo, mais comment faire autrement lorsque le couple travaille beaucoup chacun de son côté, avec très peu de temps libre et de loisirs, et avec en plus deux enfants à charge ? Bon, je n'essaie pas de me trouver des circonstances atténuantes, cela n'excuse pas tout, mais cette vie active ne facilite pas l'intimité ou le dialogue. J'aurais dû avoir la puce à l'oreille lorsque Mélanie s'est montrée plus indépendante, plus émancipée, subissant l'influence néfaste de sa nouvelle amie, sans que je m'en rende compte réellement. Et, de même, j'aurais dû avoir des soupçons sur les orientations sexuelles de Laure, qui ne recevait que des filles. On peut dire que ça défilait chez elle, rien que des filles de tout genre et toutes nationalités, dont cette immense et sculpturale noire, Daphné, que je n'ai jamais aimée. Elle avait ce petit air moqueur et condescendant qui veut vous rabaisser, celle-là je ne pouvais pas me l'encadrer ! Laure, elle, était plus avenante, même si elle me donnait l'impression de se forcer un peu, pour mieux me tromper sans doute, pour que je ne me braque pas contre elle et interdise ma femme de la voir. J'aurais dû également deviner ses intentions rien qu'à sa façon de regarder Mélanie, comme si elle voulait la manger toute crue ! Comme j'ai été stupide ! J'ai atteint le sommet de la bêtise humaine en laissant sortir Mélanie avec Daphné et Laure. "Une sortie entre filles" m'a précisé cette dernière, comme pour me rassurer ! Là était bien le plus grand danger, et j'ai laissé faire. Mélanie était excitée comme une jeune fille qui va faire l'école buissonnière et découvrir enfin le monde. Pour elle, les occasions de s'amuser sont si rares, inexistantes même, alors je n'ai pas eu le courage de lui dire non. Ce fut la plus grosse erreur de ma vie. C'est cette fameuse nuit, la semaine dernière, qu'il s'est passé quelques chose, car elle fût ensuite différente. Oui, plus aucun doute alors que j'y repense, le changement radical s'est opéré à partir de cet instant là. Depuis, elle se montre distante, absente, perdue dans ses rêves, délaissant le ménage et l'éducation des enfants, fuyant ma présence le peu de fois où l'on se voit… Je ne sais pas ce qui lui est arrivé cette nuit-là, mais je crois que je vais bientôt le savoir, et certainement le regretter. Je reporte mon attention sur la télé, me concentrant sur les images. Enfin, tout m'apparaît clairement. Aucune trace de Mélanie, et je me sens soulagé, avec l'infime espoir que je me suis inquiété pour rien. Sur le lit, quatre femmes font l'amour : Laure, Daphné dont la peau noire contraste violemment sur celles de ses compagnes, et deux autres que je ne connais pas. La scène est éclairée plus distinctement par un chandelier à sept branches, aux lueurs blafardes. Un mouvement brusque me signale qu'il va y' avoir du changement. Les deux femmes inconnues basculent sur le côté, toujours étroitement enlacées, libérant ainsi Laure et Daphné qui en profitent pour sortir du lit. Laure s'étire avec une grâce féline tout en regardant fixement la personne qui filme. Les yeux de Laure sont des fentes brûlantes, et c'est comme si elle me voyait à travers l'objectif. Je repousse ce sentiment absurde. Elle détourne les yeux, inspectant les lieux avant de diriger son regard dans la même direction que Daphné, droit devant. Cette dernière se passe souvent la langue sur les lèvres, avec des hochements de tête approbateurs. Je ne sais pas ce qu'elles lorgnent ainsi, mais cela a l'air de leur plaire drôlement. Elles se dirigent ensemble vers un escalier de pierre qui s'enfonce dans la pénombre. Le caméscope suit leur progression, faisant en même temps un plan serré. Une silhouette, silencieuse et immobile, s'encadre dans le champ de vision. Je la reconnais tout de suite : Mélanie, ma femme. Mon cœur ne fait qu'un bond.
- Oh, non…
Je sens monter en moi une panique irraisonnée. Evidemment, je m'en doutais, mais jusqu'au bout j'osais croire le contraire, avec l'entêtement de celui qui refuse la vérité. Cela risque de modifier à jamais ma façon de vivre, m'obliger à réaliser que l'amour peut engendrer bien des folies et des aberrations, si loin de mes principes et de ce bon sens auquel j'ai toujours crû … Même si ce n'est que justice d'en faire cruellement les frais, j'aimerai avoir une deuxième chance, réparer mes erreurs, tout recommencer à zéro. J'ai envie de crier, tout arrêter, avertir Mélanie, la mettre en garde et lui ordonner de s'enfuir le plus loin possible de cet endroit décadent. Je parviens à me maîtriser, cette réaction est aussi puérile que stupide, je connais le résultat final et mon inquiétude n'y pourra rien changer. Mélanie, ne bouge toujours pas. Sa présence à quelque chose d'irréel, de choquant. Elle n'a pas sa place ici, elle paraît si fragile, si innocente. Sa beauté ingénue illumine à elle seule la vaste pièce, et même l'image granuleuse de la vidéo qui se fige sur elle ne peut l'enlaidir. Elle est juste vêtue d'un petit string en soie blanche, et je devine dessous l'ombre du pubis qui se dessine. Je me surprends encore à admirer sa gorge offerte, la douceur satinée des épaules nues, le galbe parfait de ses seins. Comme elle est belle et désirable ! Les deux femmes qui s'approchent d'elle sont gagnées par le même trouble, je le sens comme si l'air était chargé d'électricité. Laure semble fiévreuse et impatiente, elle se colle au plus prés de Mélanie, caressant le visage de poupée avec des gestes nerveux. Elle ne cesse de la défier du regard, arrogante et provocante, creusant les reins pour faire saillir sa poitrine. Cette fille, je la déteste, mais je dois reconnaître qu'elle est drôlement bien faite. Beaucoup d'hommes donneraient n'importe quoi pour avoir une telle femme dans leur lit, ce qui restera toujours un fantasme impossible à réaliser…. Même constat pour Daphné, une femme que je déteste, mais à qui je dois reconnaître des atouts physiques non négligeables. C'est une superbe africaine, tout en muscles et en formes généreuses, qui prend certainement un malin plaisir à déclencher des torticolis chez tous les mâles qu'elle croise.
- Si on passait aux choses sérieuses…
- détends-toi, ma jolie, laisse-toi aller…
- J'aime ta bouche. Embrasse-moi ! Lui ordonne Daphné.
Daphné prend du plaisir, s'excitant de ses propres paroles.
-C'est bon, ta peau est si douce… J'aime son odeur.
La scène suivante se passe sur le lit…
Daphné et Laure ont pris possession du corps de Mélanie…
-Oui, continue, écarte-lui les cuisses, elle y prend goût !
-C'est ça, mets-y la langue, elle commence à fondre…
C'est Laure qui mange son sexe… !
Mélanie exalte un soupir plus fort qui me fait sursauter. Son râle s'achève en feulement continu, un son délicieusement sensuel. J'entends en même temps des bruits de clapotis qui s'accélèrent. Je sens une bouffée de chaleur m'envahir. Cette étreinte primitive, est d'un érotisme assez perturbant. C'est cent fois plus excitant que si chaque détail était dévoilé dans sa vérité la plus crue. Je suis partagé entre l'indignation et un trouble insidieux, et surtout le dégoût de moi-même pour tout ce que cela m'inspire. Mon imagination s'enflamme, osant deviner les positions les plus incongrues, les caresses les plus expertes, comme seules les femmes apparemment savent le faire. Leur connaissance est illimitée, leur savoir incomparable, elles vont réveiller chez Mélanie des appétits insatiables, exacerbant ses sens à l'en rendre folle, des sensations qu'elle n'a jamais exprimées avec moi. Notre vie sexuelle se limitait, ces dernières années, à des étreintes fugaces, du sexe bâclé, une à deux fois par mois, parce que nous n'en avions ni le temps, ni l'envie, ou ni les deux à la fois. C'était fait sans passion, dans la retenue et la pudeur, en parfaite harmonie avec notre tempérament introverti. Apparemment, il brûlait en elle un feu secret qui ne demandait qu'à s'enflammer, et que seule une femme semblait pouvoir réveiller. Laure et Daphné semblent conscientes de l'opportunité qui leur est offerte. Leurs soupirs me parviennent comme des ricanements déjà victorieux, des rires sournois, la mélodie de goules affamées qui entraînent leur proie vers les ténèbres, dans les plaisirs ultimes. La respiration puissante de Laure fait crachoter le micro du caméscope.
Elle articule difficilement :
-C'est chaud, oui, tu mouilles, ça coule entre mes doigts… Ne résiste pas, c'est bien, tu vas prendre, oui, tu vas prendre !
Le dernier mot est étouffé, comme si sa bouche était activement occupée, ce qui est certainement le cas.
-Mélanie, embrasse-moi, vite !
Leur baiser est si violent que j'entends des dents s'entrechoquer. C'est un baiser fougueux, interminable, que l'une d'entre elles interrompt enfin parce que le souffle lui manque. Peu après, la voix de Mélanie surgit, forte et hystérique, avec une telle fureur que j'ai du mal à la reconnaître :
-Je viens… Oui, je viens… Plus vite, plus vite ! Crie t-elle.
L'inavoué...texte illustré par Alex Varenne.
L’inavoué au féminin.
Depuis cinq années que nous vivions ensemble, le rituel de nos soirées du samedi était écrit comme du papier à musique. Dès le mercredi soir, Benjamin s’isolait dans son bureau, pensif et concentré. Le jeudi, il sortait son petit carnet noir et or et écrivait, dans les moindres détails, l’ordonnancement des jeux sexuels auxquels j’allais devoir me livrer le week-end suivant. Le vendredi, il me confiait ses notes. Je les lisais et les relisais jusqu’à en connaître par cœur chaque détail: ma tenue tout d’abord, les caractéristiques de mon maquillage, ma coiffure et puis le reste, le plus intime... Mon rôle comme chaque samedi serait passif: il précisait à combien de queues je devrais me livrer, combien je devrais en sucer, à quel homme - grand ou petit, brun ou blond, mince ou gras - j’offrirais mon cul, à quelle femme j’ouvrirais ma chatte...
Jamais Benjamin ne me suivait dans ces soirées masquées, où se réunissaient des personnes que nous ne connaissions pas. Il n’avait pas besoin de recourir à des espions pour savoir que je respecterais ses consignes à la lettre. Notre couple reposait sur la confiance, et j’ose dire, même, sur la fidélité. Avais-je un goût prononcé, comme lui pour ces transgressions permanentes de la morale pour cette vie de libertins d’un autre siècle? Certainement pas. Je l’acceptais pour lui. Je n’avais pas le choix. Je ne le faisais bander que parce que je me pliais à ses fantasmes. Refuser, c’était renoncer à l’euphorie des dimanches qui suivaient mes partouzes: je dormais jusqu’à midi. Il me réveillai alors par quelques habiles coups de langue et me léchait pendant des heures; j’accumulais les orgasmes. Il me prenait ensuite et jusqu’au soir dans toutes les positions: par-derrière, debout face à la fenêtre, ce qui était comme un cadeau accordé à un jeune adolescent pré pubère que nous avions ensemble repéré, jusqu’à ce que je le fasse jouir à califourchon sur la table de billard. Alors, avec amour et tendresse, il me disait ce que toutes les femmes aiment entendre : « Sophie, je t’aime. », et enfin, repu de tous les orifices de mon corps, il m’embrassait. Là, pour moi, venait l’extase.
Mais ce samedi, lorsque je le vis prendre calmement son Libération du jour, et à l’idée de ce qui m’attendait, je décidais de me rebeller. Ce soir-là, je n’avais aucune envie de me faire sauter et, pour la première fois, je choisis de désobéir. Je m’habillai néanmoins comme il l’avait voulu. Je m’épilai le corps, m’enduisis d’un onguent sauvage et vaporisai quelques gouttes de Shalimar sur ma fente offerte. J’utilisai le trajet en voiture à élaborer mon propre scénario. Qu’allais-je faire exactement? Je ne le savais pas. Mais jamais je n’avais autant brûlé du désir d’être quelqu’un d’autre, ou d’être enfin, peut-être, moi-même. À mon tour, dominer, maltraiter, faire souffrir: abîmer les jolis culs de mecs habituellement si pressés d’écarteler mes chairs, fouetter leurs membres arrogants, déchirer les seins veineux des maîtresses de maison, les mordre jusqu’au sang, griffer les glands, fendre les clitoris. Reprendre l’avantage. Goûter à la superbe des princes du sexe!
Ce soir-là, les bouches pompaient de manière plus acharnée encore qu’à l’accoutumée. Comble du mauvais goût, une pseudo nonne exhibait un godemiché inhumain, dont je me doutais qu’en temps normal j’aurais eu à subir les attaques. Un gros porc sirotait une vieille pouffe comme on boit de la limonade. J’étais déterminée.
Madame X..., chez qui nous nous trouvions, s’était vantée plus tôt de son habilité à la chasse à courre. À ses heures perdues, elle dressait les chevaux. Je trouvai facilement un fouet dans sa cave. La fête battait son plein. Munie de mon arme, je me frayais un chemin entre queues et cons jusqu’au lit recouvert de soie où un homme étendu semblait attendre ma venue. J’eus alors une dernière pensée pour Benjamin, sans doute installé devant le show nocturne de Thierry Ardisson, m’imaginant à cet instant - selon son scénario - sodomisée par l’homme chauve de la soirée. Cette image acheva de vaincre mes dernières résistances. Je levai mon fouet. Je ne me contrôlai plus... L’homme exultait. Plus je frappais, plus il s’enchantait. Ma jouissance atteint son paroxysme quand des zébrures violacées apparurent sur son corps. J’étais satisfaite. De toute façon, il était l’heure de rentrer. Dès la semaine prochaine, je reprendrai le rôle que m’avait assigné Benjamin mais au fond de moi, je saurais qu’au moins une fois, j’avais été capable de lui résister.
Quand je franchis la porte, il était bien devant la télévision, en robe de chambre, la télécommande à la main. Je déposai un baiser sur son front serein et montai me coucher. Le lendemain matin, je m’éveillais plus tard que d’habitude, dérangée par un bruit inhabituel de perceuse dans le voisinage. Le lit était vide et froid. Je me levai précipitamment. Je savais déjà. La maison était déserte. Benjamin, envolé. Et avec lui, ses vêtements, ses livres, son carnet noir et or. Ce n’est qu’en fouillant chaque recoin que je découvris un masque. Son masque de soirée. Ainsi donc, cette fois-là, il m’avait suivie, pressentant peut-être ma trahison. Je pleurai. De soulagement ?
L’inavoué au masculin.
Cela faisait deux heures qu’elle se préparait, comme une actrice dans sa loge avant que résonnent les trois coups, comme une diva jouant de ses cordes vocales avant l’ouverture. En l’occurrence, ses lèvres, ses yeux, son cou, ses seins, son bas-ventre, ses cuisses devinrent successivement les objets d’une attention maquilleuse et costumière du plus foutral effet. Mon épouse, pour la circonstance, se faisait pute en toute équanimité. Non que je n’aimasse point cela, bien au contraire.
D’emblée, cependant, j’avais senti que quelque chose vacillait dans le traditionnel arrangement de nos pas de deux. Isabelle et moi avions dépassé cette complicité passive, cette résignation plus ou moins acceptée, qui unissent parfois les couples dits libertins, c’est à dire tous ceux pour qui la liberté ne s’use que si on ne s’en sert pas. Dès le début quasiment de notre relation, j’avais initié ma compagne aux dérèglements maîtrisés de sens interdits seulement à la canaille conformiste et rapace qui vaque à ses mornes occupations dans les niches de la soi-disant normalité. Isabelle s’affirma excellente élève, démontrant d’éclatante façon qu’en matière sexuelle, l’inné compte autant que l’acquis. Je ne fis qu’ajouter à ses dons multiples certaines innovations techniques et l’usage d’accessoires et de vêtements qui révèlent, chez une femme, l’alliance exquise et jamais incongrue de la cérébralité et de l’orgasme. Ce soir-là, elle me dit aller à un bal masqué chez les X..., et me demanda si je l’y voulais l’accompagner. Je prétextai un rendez-vous matinal impératif et la nécessité de me plonger dans des papiers aussi ennuyeux que nécessaires pour préparer celui-ci. Visiblement, elle parut soulagée de mon refus, ce qui m’agaça plus que je ne le croyais.
Surtout que, sans quitter mon fauteuil ni mon journal, je la vis envelopper sa semi nudité d’un manteau d’astrakan qui la faisait immanquablement apparaître pour une salope au-dessus de tout soupçon. Elle m’embrassa du bout des lèvres. Je m’habillai à mon tour. De même qu’un philosophe affirmait que le vrai n’est qu’un moment du faux, le masque, en matière d’orgie, n’est qu’une manière comme une autre de dire la vérité. Le manoir des x... se situait à Pontchartrain, donc à quelques encablures de la capitale. J’aime les rituels des nuits de vêpres laquées, au début desquelles croît l’excitation et se dessine l’attente: ballets des voitures, portier qui épluche les invitations, gardiens discrets mais omniprésents, ouverture du portail et plongée dans l’univers secret de la grande défonce vagino-phallique.
Aucun rapport, ici, avec les boîtes échangistes où de pâles fonctionnaires du coït partagé s’essayent laborieusement à quelques trocs fatigués avec leurs bourgeoises semi consentantes, leurs doyens cacochymes ne sachant plus ce qu’érection veut dire, et qui jouent les voyeurs comme on joue à la belote, le, tout ressemblant beaucoup plus à la salle des pas perdus de la gare Saint-Lazare un jour de pointe, qu’à l’architecture subtile, sensuelle et trouble des cathédrales de la jouissance sans limites. Ici, dans la salle gothique des X... où les torches accentuaient le mystère des masques et la moiteur des corps, ne s’entendaient que les râles, les claquements si caractéristiques de la cravache sur la peau, le bruit des suçons et les cris éperdus d’une femme en phénoménal orgasme sans frontières. Les sexes étaient découverts, les bouches prêtes et les mains sculpteuses. Je rejoignis un attroupement et remarquai Isabelle en train de fouetter tranquillement un homme qui lui enjoignait d’aller encore plus vite, encore plus fort. Elle le fit taire et alla jusqu’au sang. C’est la première fois que je la voyais ainsi: d’habitude, elle se refusait au plaisir de la domination, se contentant d’assister aux multiples chapitres et variations du sadomasochisme considéré comme un des beaux-arts. Là, visiblement, elle prenait un plaisir extrême à son initiation au travail manuel. Elle respirait à peine, et les gouttes de sueur qui surgissaient sur ses seins étaient régulièrement absorbées par un jeune éphèbe en extase. Toute à son affaire, elle ne me vit point. Fort émoustillé par ce spectacle, je consentis à me laisser aller dans une bouche amie. Je quittai les lieux tout de suite après. Elle rentra deux heures plus tard. Je regardais une rediffusion tardive d’Envoyé spécial.
Elle surgit dans le salon, fraîche, à peine marquée, comme si elle sortait d’un dîner mondain ou d’une remise de Légion d’honneur. Je lui demandai comment s’était passée la soirée: « Rien de spécial, mon chéri. C’était assez convenu, tu n’as vraiment rien perdu. Vraiment, je crois que tu te serais beaucoup ennuyé. Et toi, j’espère que je t’ai manqué? » Je souris. Elle me dit qu’elle allait prendre une douche et me rejoindre parce qu’elle ne voulait en aucun cas manquer le reportage annoncé sur la vie des femmes afghanes.
30 septembre 2007
Je suis TON Amant...

22 octobre 2006
Elle s'offre...sur des mots de Vénus...

Elle s'offre toute entière,
Les yeux fermés, le coeur en attente,
elle attend que vous l'aimiez, simplement.
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